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Shesha ou “sinon ça serait trop facile à installer” et non pas, pour dire “Je t’aime” à son sac à puce préféré* (ça, c’est Sheba!)

Posted on : 03-04-2009 | By : JN | In : Pause Lindt, Temps Perdu

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Pour quelques grammes de détente, en ce vendredi après-midi, très, très long…

Une campagne, tout en finesse, orchestrée par l’agence CLM BBDO avec comme baseline : “Otherwise, it would be too easy to install” (pour la traduction, cf. le titre!)

Have FUN, les garnements…

* Et oui, je ne suis pas adorateur du peuple félin domestiqué…Et c’est comme ça !

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La valse lente des WALL-E, une choregraphie de Fantasia, sur une musique de Charles TRENET ou Boum! à 800km d’altitude

Posted on : 12-02-2009 | By : JN | In : Abyme, Temps Perdu

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Mais pourquoi fait-il des titres aussi compliqués?

Alors qu’il est si simple de dire : “Deux satellites, l’un russe et l’autre américain – de 455 kg, chacun – sont entrés en collision, alors qu’ils étaient en orbite à 800 km d’altitude.” et déjà là, il y a trop de détails !

Oui, pourquoi ?!?
(Nous reviendrons dessus, plus tard…Ainsi que sur une explication du tortueux titre!)

satellite

Tout d’abord, sachez que cette info est un peu une première mondiale…voire universelle.
C’est le premier acccident majeur de l’espace entre un satellite opérationnel et un “déchet”, au dessus de la Sibérie, qui s’est produit mardi. Iridium, le propriétaire, reste confiant dans le peu d’impact quant aux perturbations des communications.

Cependant, le risque de cette collision réside avant tout dans la menace qu’elle présente pour Hubble, le téléscope géant ainsi que pour les autres satellites, de par le nuage de débris et l’ampleur orbitale des dégats.

Donc, ça s’annonce chaud pour les autres !
Un peu, à la Domino-Day ;)

domino_day

Revenons sur la partie fun (…ou pas!) du titre.

1. Tout le monde connait WALL-E, non ? Mais si, le petit robot de Pixar, qui doit nettoyer la Terre, qui a un regard de chien battu (non, Aurelie, je n’ai pas dit des yeux à la Christine Angot, quoique!)

(merci à Pixar pour la photo!)

walle

Voilà pour le clin d’oeil sur les satellites et autres OFNI (objets flottants non identifiés)!

2. “La valse lente des…” est une micro-références au roman de Katherine Pancol : La valse lente des tortues qui est la suite des Yeux jaunes des crocodiles (oui, j’aime les titres longs et compliqués!).
Le second (les YJDC) est un roman superbe : “c’est la vie tout simplement , et la vie est un roman incroyable” (KP)

3. Fantasia est un classique de DISNEY, où Mickey s’enflamme sur de la musique classique et des ballets de balais (facile, facile…). Ma référence était sur “La Danse des heures” qui est un ballet tiré de l’opéra La Gioconda de Ponchielli dansé par des hippopotames (et 2 ou 3 autres animaux fins et gracieux) qui se termine dans un joyeux fracas.

hippo_fantasia

4. Et pour conclure, la fabuleuse chanson de Charles TRENET : Boum!

“[...]
Boum
Quand notre cœur fait boum
Tout avec lui dit boum
L’oiseau dit boum, c’est l’orage
Boum
L’éclair qui luit fait boum
Et le bon Dieu dit boum
Dans son fauteuil de nuage.
[...]“

Merci, Charly, pour cette fabuleuse chanson ! (Que vous pouvez youtuber, ici)

Et donc, maintenant, oui, j’ai le droit de faire des titres compliqués et funs et promis, je les expliquerais ;)

Enjoy !

“Il y a le peureux qui regarde sous son lit, et le peureux qui n’ose même pas regarder sous son lit.” [Jules Renard]

Posted on : 31-10-2008 | By : JN | In : 3615 MA VIE, Pause Lindt, Temps Perdu

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Nous ne vous oublions pas, nos chers 44 lecteurs (soit une augmentation de 22% – elle est où la crise, elle est où ?)

Cependant, je crains que nous ne soyons tous très occupés à voir des expos d’artistes botswanais, écrire des thèses, lire des critiques slovaque, survivre à la crise, choisir les futurs chef d’oeuvre du cinéma péruvien, écouter les derniers opus des maestros malais, s’imprégner des dernières nouveautés mongoles, crapahuter sur les chemins de traverses de Paris (au choix, le premier ou le second plus grand du monde*) et bien d’autres choses…

Et oui, pour vous mes petits wombats**, on fait comme Ducros : “on se décarcasse…”

Donc, en attendant : HAPPY HALLOWEEN***

 

 

Et oui, j’aurais pu évoquer tellement de sujets cultureux et culturels à travers ce post rapide et décousu…
Donc en vrac,

(*) Etoile #1 : Paris est une ville du nord-est Texas, avec une Tour Eiffel de 20 mètres de haut, coiffée par un chapeau de cow-boy rouge. Que de bon goût !
Et en passant le second plus grand Paris du monde

(*) Etoile #1 (bis) : En tant que gentil esprit critique, j’aurais pu parler aussi du Paris, Texas  – le chef d’oeuvre de Wim Wenders (1984) dont vous connaissez probablement la musique (et pour l’anecdote, le groupe TEXAS a choisi son nom en hommage à Wim et à son Paris!)

(**) Etoile #2 : C’est-y-pas-trop-mignon ces petits bêtes ;) Vous inquiètez pas, j’en reparlerais !
(Courtesy to Tom Dempsey for the picture)

(***) Etoile #3 : Je parlais de la fête mais j’aurais pu parler du slasher / film culte de John Carpenter : Halloween, la nuit des masques, sorti en 1978 …Mais non…Tout le monde connaît ou du moins, l’une de ses nombreuses progénitures (Jason vs. Freddy, Halloween II, Halloween III, Halloween 4, Halloween 5…J’en passe et des meilleurs…)

 

“J’aime le travail : il me fascine. Je peux rester des heures à le regarder.”

Posted on : 13-09-2008 | By : JN | In : 3615 MA VIE, Abyme, Temps Perdu

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Merci, Sir Jerome K. Jerome (in Trois hommes dans un bateau)

Après un repos bien mérité et méritant, nous revenons dans le paysage culturel, frais, dispo et guillerets…(Enfin, pour certains d’entre nous !)

Cette citation des plus pertinentes me permetttra d’illustrer la rentrée d’Esprits-Critiques qui, comme vous avez pu le constater, se place sous le signe du renouveau : nouveau template, nouveaux invités (que nous espérons nombreux…), nouveaux sujets, nouveaux partenariats (que vous découvrirez vite, je l’espére…, nouvelle direction (un ton plus léger mais toujours aussi piquant et culturel…)

Bien entendu, nous restons ouvert à toutes vos propositions et commentaires…

Enjoy!

 

Be Happy, de Mike Leign, ou : anti film d’apprentissage

Posted on : 31-08-2008 | By : Aurelie | In : Art commercial (pub), Art des chiffons (mode), Art moyen (photo), Art qui bouge (ciné), Temps Perdu

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Be Happy

«Be Happy» c’est l’histoire d’une nana fofolle au début, qui est vachement adulte à la fin.
Roman d’apprentissage, me diras-tu.

Sauf que pas du tout, parce qu’à la différence du Jeune Werther, Poppy ne change pas d’un iota entre la première image (où elle fait du vélo dans une tenue bariolée) et la dernière (où elle fait de la barque dans une tenue bariolée). Elle vit au milieu d’enfants (elle est instit) et n’a toujours pas son permis (le rite de passage dans la vie d’adulte).
Le personnage ne connaît aucune évolution, ce qui constitue un schéma narratif relativement original.
D’ailleurs, comme ça, là, maintenant, pouf, je n’ai aucun autre exemple qui me vienne à l’esprit d’un personnage qui n’évolue pas au cours d’un livre ou d’un film.

Be Happy - Sally Hawkins

Donc, pour faire une narration avec un personnage qui n’évolue pas mais qui devient adulte, c’est donc qu’il faut faire évoluer les autres personnages, si vous me suivez bien.
C’est là qu’entrent en scène des seconds rôles particulièrement gratinés.
Sa prof de flamenco démentielle, qui vient de Séville, «ville connue pour ses merveilleuses oranges, que, vous, les Anglais, transformez en marmelade dégueulasse».
Son moniteur d’auto-école psychorigide, qui voit la route comme le territoire d’un complot.
Sa soeur enceinte hystérique et castratrice (oui, tout ça à la fois).

Les personnages qui jouent le plus aux adultes pètent tous un cable à un moment où à un autre.
Or, la manière dont ils pètent leur durite rèvèle très exactement leur décalage interne : ils se définissent de manière extérieure.
La prof de flamenco prend son rôle trop au sérieux.
La soeur répète sans cesse qu’il faut être adulte.
Le moniteur d’auto-école reprend ses esprits en disant : «je suis un bon prof».
Ce sont donc des personnages qui placent leur équilibre dans une définition externe, et qui explosent au contact de Poppy à qui l’idée de se référer à autre chose qu’à elle-même ne vient pas à l’esprit, surtout pas quand il s’agit de ne pas assortir un collant violet à une jupe rose, un pull bleu et des bottes jaune
Be Happy - Eddie Marsan et Sally Hawkins

Poppy regarde les personnages exploser.
Et Poppy la fofolle sait toujours réagir de manière parfaitement juste dans toutes les situations.
Elle n’hésite pas, elle est adulte.
C’est le regard du spectateur qui possède le point de vue englobant, qui change pour percevoir toute la sagesse du personnage qui trouve sa vérité en lui-même et non dans les autres.
La définition de la sagesse change.
Et des films qui te font revoir tes définitions, reconnais que ce n’est pas courant.
Be Happy - Sally Hawkins

Même s’il faut le dire, Poppy, on a parfois envie de lui filer des baffes pour qu’elle se taise.
Be Happy - Alexis Zegerman et Sally Hawkins

Et que je parle, et que je parle…

Ainsi font, font, font…Les petites marionnettes…Ainsi font, font, font…Trois p’ tits tours et puis s’en vont!

Posted on : 01-08-2008 | By : JN | In : 3615 MA VIE, Temps Perdu

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N’ayez crainte, ô nos 51 lecteurs (si, si…même toi, le petit au fond!), tes amis d’Esprits-Critiques ne t’abandonnent pas pour le reste de ta vie…
Mais seulement, pour quelques semaines afin qu’ils se ressourcent et fassent le point sur leurs vies in-and-out blog !

Et à l’image d’un 31 décembre, nous reviendrons avec des kilos en trop, une couleur différente (caramel ou citron pelé, selon le pays et le contrat moral engagé avec nos intestins), des bonnes résolutions (qui ne seront presque pas tenues), des nouveaux posts réguliers (ahahahahahah…) et tout un tas d’autres trucs super cool…(Vive le teasing à 2 francs*)

Nous aurions pu te laisser une liste (à la Prévert ou à la Léo) pour que tu sois moins perdu et que tu saches vers quelle exposition te tourner afin d’en avoir plein les mirettes ou quel film croate sous-titré en hong-kongais tu aurais pu “kiffé” (tu as vu, le Jeune, on emploie tous les registres de vocabulaires, ici…) mais NON…
Nous préfèrons placer cette micro coupure sur l’art de l’introspection personnelle et existentielle – merci, Léo (bis) -, sur le fait de chercher et se chercher par la même occasion, ranger son bureau et ses souvenirs, tout ça, quoi ! Bon, ok, j’arrête avec mon post à la zenhabits et je vous confie la vérité : nous sommes over de chez over busy (“occupés à mort”, pour les non-anglophones, mais c’est la dernière fois…) et donc, nous mettons le blog en pause jusqu’au 1er Septembre pour entrapercevoir la direction que nous voulons donner à cet espace.
Les commentaires restent ouverts et nous sommes friands de vos retours et pensées sur tout ça…

Sur ce, bonnes vacances à tous (pour ceux qui en ont…) et à très vite…

Un dernier mot d’esprit (non critique, quoique…) : “Si l’on passait l’année entière en vacances ; s’amuser serait aussi épuisant que travailler” (in Henry IV, thx Will!)

* Et pour toi, le Jeune, qui ne sait pas ce qu’est le FRANC, sache qu’avant, pour obtenir des cassettes d’ABBA pour écouter sur nos walkmans, des tee-shirts waïkiki, des pin’s ou des cartes Crados, des K7 vidéos de Karaté Kid ou de McGyver,il fallait soit faire du troc soit payer en Francs!
(Ami Jeune, l’une des propositions est saupoudrée d’ironie, bien sûr!)

Il y a des êtres superficiels parmi nous…

Posted on : 04-07-2008 | By : Aurelie | In : 3615 MA VIE, Art commercial (pub), Temps Perdu

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… et parmi eux, des féministes acharnés qui se précipitent dehors faire les soldes dès le premier jour (oui, dans nos contrées méridionales, les soldes ont commencé seulement hier).

 

Quelque chose d’effrayant se produisait dans les rues : des jeunes gens distribuaient des flyers publicitaires pour… le Mont-de-Piété !

 

Oui, Ma Tante !

Tu crèves de ne pas avoir assez d’argent pour faire les soldes ?

 Va donc poser ta montre au clou !

Pauvre, toi aussi tu as le droit de consommer !

 Mélange de réflexes balzacien et d’hyperconsumérisme contemporain : c’est une hybridation monstrueuse.

Ôter d’un côté pour jeter de l’autre. C’est vraiment le contraire de la culture. Du coup je suis rentrée chez moi.

Ce flyer n’a pas étonné que moi, il a également ulcéré Le Grand Barnum, autre méridional critique, tendance énervé. Très énervé.

 

 

 

Les pubs pour l’IDTGV, ou : le trou noir du benchmark

Posted on : 08-06-2008 | By : Aurelie | In : Art commercial (pub), Temps Perdu

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Petit cours de langage marketing à l’intention de ceux qui négligent la lecture de « Stratégies Magazine » (vous avez tort) : le benchmark désigne la segmentation du public-cible en sous-publics auprès de qui il s’agit de mener une communication adaptée.

Évidemment, la segmentation du public-cible permet, lorsque l’on s’adresse au public des jeunes-branchés-qui-ont-une-approche-trop-métadiscursive-et-complètement-wizz-du-discours-publicitaire (en gros, le public du réseau Cartapub), un peu plus d’audace créative échevelée.
Le saut, l’inconnu, l’inouï, le grand frisson.
Ainsi, le visuel de l’IDTGV à destination du réseau Cartapub est-il particulièrement échevelé.
Mais là, pour le coup, et en hommage à l’anniversaire avec lequel les vieux nous ont cassé les pieds le mois dernier, la longueur des cheveux est proportionnelle à la courtesse des idées.

Voyons l’abyssalement calamiteuse campagne.
Donc, le visuel n°1 :

 

 

Avec le commentaire au dos  :

 

 

 

Et le visuel n°2 :

 

 

 

 

Effet de recul annihilé par l’emploi de grossièretés,
obsession sexuelle inappropriée pour communiquer sur un moyen de transport (épargnons-nous le rappel culturel de la « métaphore du train qui rentre dans le tunnel »).
Références obscures (quid de la balle de ping pong ?), et inintéressantes, il faut l’avouer.
C’est consternant.

Et d’autant plus raté que les Cartapub ne sont pas distribuées que dans les bars et les discothèques.
On en trouve aussi dans les restaurants branchés et arty-chic.
Et notamment les restaurants branchés des musées.
Donc notamment fréquenté par un public CSP+ d’un âge respectable qui ne peut apprécier que très modérément de voir un gros Tic Tac violet lui faire des blagues de dégénéré prépubère.

C’est une forme nouvelle de désespoir face au ratage marketing.
Avant on avait l’impression d’être pris pour des cons, maintenant, on a l’impression d’évoluer dans un monde de cons.

Communiquer sur le train ça n’inspire pas grand-monde, manifestement, ces jours derniers.
Parce que la pub de la SNCF sur la carte senior laisse également perplexe avec la nana pas si vieille qui court sur un tapis roulant en téléphonant, sculptant, peignant…
Quel problème psychologique profond peut bien cacher cette hyperactivité ?
La peur d’être face à soi-même ?
La haine des autres ?
La difficulté de meubler sa vie en-dehors du boulot ?
La jouissance de la consommation poussée à son comble ?

Pas un modèle enviable, en tout cas.

Tetris, ou : le Magnitogorsk du Temps Perdu

Posted on : 07-04-2008 | By : Aurelie | In : Temps Perdu

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On ne peut pas parler honnêtement de la perte de temps sans évoquer les jeux vidéos.

zenhabits.net, ou : le De Senectute 2.0

Posted on : 20-02-2008 | By : Aurelie | In : Temps Perdu

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Dans ma vie antérieure de latiniste, j’ai eu l’occasion de faire la connaissance de Caton l’Ancien.

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Dis bonjour à Caton (si c’est bien son portrait…) Caton était un garçon un peu psychorigide (même si à l’époque on disait plutôt "stoïcien"), qui a écrit un traité d’expliquant comment exploiter tes esclaves et enquiquiner ta femme.( le "De Agricultura"). Son surnom c’était Caton le Censeur. C’est dire si c’était un mec funky.