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A mort “Desperate Houseviwes”

Posted on : 09-03-2009 | By : Aurelie | In : Art qui bouge, mais en plus petit (TV)

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Comme c’était le 8 mars ce week-end et que j’ai bien brûlé mon soutien-gorge pour les droits à préserver, je me suis souvenue de la principale raison pour laquelle j’avais arrêté de regarder “Desperate Housewives”.
Je me suis jetée sur tous les épisodes de la première saison comme la vérole sur le bas clergé breton.
J’ai observé, j’ai comparé, j’ai ri, j’ai apprécié les références à Tim Burton (les décorateurs de Wisteria Lane sont les mêmes que ceux de la banlieue atroce dans “Edward aux mains d’argent”).

wisteria_lane
J’étais sur le point de courir acheter la deuxième saison.
Et puis c’est arrivé. Gabrielle (le personnage joué par Eva Longoria) est tombée enceinte.

eva_longoria_gabrielle
Gabrielle qui répète depuis le premier épisode qu’elle déteste les enfants.
Gabrielle qui le dit au moins une fois par épisode.
Gabrielle qui couche avec son jardinier, et qui ne sait donc pas qui est le père.
Gabrielle qui est donc désespérée, comme on s’imagine.
Or, Gabrielle tombe enceinte au XXIème siècle et PAS UNE SEULE SECONDE n’envisage la possibilité d’avorter. Qu’elle pense que c’est bien ou mal, c’est son problème après tout, mais ce qui est particulièrement flippant, c’est que Gabrielle évolue dans un monde où l’avortement N’EXISTE PAS.
On imagine que si le feuilleton se passait au XIXe siècle, le personnage joué par Gabrielle serait quand même allé voir une faiseuse d’anges avant de se raviser, tout ça. Mais non, depuis le XIXe siècle, l’avortement a tout simplement DISPARU. Pouf, envolé.
Donc, Gabrielle attend résignée la naissance.
C’est également le cas de son mari légitime.
Mais aussi de son amant de 16 ans ! Qui a pour première réaction de vouloir s’occuper de l’enfant ! Pas un seul mouvement de panique ! À 16 ans !
De qui se moque-t-on ?
J’ai donc abandonné Desperate Housewives à la fin de la première saison, écoeurée de ce déferlement d’idéologie néoconservatrice sur ma petite tête européenne.
En plus, on m’a raconté que c’était pire par la suite.

marcia_cross_enceinte
Que Bree Van de Kamp cachait la grossesse de sa fille pour s’attribuer le bébé à la naissance et portait donc des coussins sous ses robes. Et que dans un épisode, son coussin se faisait embrocher par une pique à barbecue. Et que tout le monde était très gêné, oh la la .
Ok, c’était certainement pour intégrer au scénario la grossesse de Marcia Cross, mais moi, ça ne me fait pas rire.

“Je tremble” de Joël Pommerat aux Bouffes du Nord, ou : du David Lynch en art vivant

Posted on : 01-10-2008 | By : Aurelie | In : 3615 MA VIE, Art (pour l'art), Art des chiffons (mode), Art moyen (photo), Art qui bouge, mais en plus petit (TV), Art vivant (théâtre)

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Landau qui commence à chuter du quai du port du Cuirassé Potemkine jusqu’au quai de la gare des Incorruptibles, mises en scène et en abyme, intertextualité…l’art imite l’art, et se fout complètement de la vie.

http://analysefilmique.free.fr/analyse/c/pcuira4.jpg

Les Incorruptibles - Kevin Costner

Et hop, je le rattrape

Vous me direz, Christine Angot raconte bien sa vie dans ses romans.
Certes, mais comme le rappelle Woody Allen, «la vie n’imite pas l’art, la vie imite la mauvaise télévision».
De là à dire que la littérature de Christine Angot ressemble à de la mauvaise télévision… La télévision a au moins pour but de détendre son public, non ?
Mais là n’est pas le problème.
La particularité terriblement intelligente de la mise en scène de «Je Tremble» de Joël Pommerat au Théâtre des Bouffes du Nord, c’est qu’elle rend hommage à un art à travers un autre.
Un spectacle d’art vivant qui rend hommage au cinéma qui rend hommage à l’art vivant, mais qui rend également hommage à la littérature qui rend hommage à l’art vivant.
«Je Tremble» rappelle la scène de théâtre dans «Mulholland Drive» : jeux sur les play-back, couleurs en a-plat, costumes de scène brillants, évocation du rêve, danses burlesques.

Mulholland Drive

Impossible de trouver la scène du théâtre sur le Net, voici une scène d’enregistrement

Mais on y retrouve également les scènes de torture d’ «American Psycho», dont l’atrocité est précisément décrite par Bret Easton Ellis et qui sont mises en scène en arrière-fond.

American Psycho - Christian Bale

C’est terriblement efficace, et on touche, comme le souligne Lynch qui rappelle la proximité entre rêve et théâtre (“Silenzio”), au fondement de l’illusion dramatique. J’avance en désignant mon masque. Larvatus prodeo (eh ouais, quand je m’enflamme, je parle latin).

Cette proximité entre rêve et théâtre est également soulignée par Claudel dans «L’échange», mais il s’agit d’une mise en abyme simple (du théâtre au théâtre) et non une mise en abyme réflexive (du théâtre au théâtre en passant par le cinéma).
C’est parce qu’elles passent par la médiation des images cinématographiques et littéraires que ces références peuvent se déployer avec force et excès.
C’est la médiation par le cinéma et la littérature (arts figés) qui permet de rappeler à quel point l’art vivant est… vivant.
Ainsi, l’évocation des scènes qui se veulent réalistes (réaction de la famille face au retour de la fille droguée), sont-elles particulièrement réalistes dans leur excès. C’est bien la vie qui s’y déploie.
Résultat : un des spectacles les plus fort qu’on ait vu ces derniers temps.

ROME chez les catholiques par des anglais et des américains trash ou “Vas-y, Franky, c’est bon…Vas-y, Franky, c’est bon, bon, bon…”

Posted on : 14-03-2008 | By : JN | In : Art qui bouge, mais en plus petit (TV)

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Malgré un titre frisant l’ironie anti-cléricale (état de fait que je réfute, bien entendu), un post tout simple pour vous parler d’une nouvelle série UK : The Passion

Et donc, maintenant, vous comprenez mieux le titre : Merci à Franky et ses fruits de la Passion 

 

Dites bonjour à Jesus ! [Merci à Bible Films Blog]

 

 [2008+Passion+trailer.JPG]

 

The Passion est donc une série (de 6 épisodes) issue de la collaboration entre BBC (les anglais) et HBO (les américains trash : Oz, Tell Me You Love Me, Sex and the City…) qui ne sera pas sans rappeler : Rome!

 

Elle sera diffusée du 16 au 23 mars, sur BBC ONE, ce qui est relativement en accord avec le titre et le sujet !

Sujet qui relate les événements qui se sont déroulés pendant la dernière semaine de la vie de Jésus selon trois points de vue différents : Jésus, les autorités religieuses et les Romains.

 

Pour un trailer, on fonce ici

 

Les anglais sont très, très forts pour ce genre de réalisation et pour ça, je ne citerais que Rome (que ma co-auteure se fera sans doute un plaisir à critiquer…), Jekyll (qui revisite le mythe fort connu de manière surprenante et enthousiasmante avec un James Nesbitt époustouflant…Je crois qu’on repére que je suis plutôt fan) ou encore Tsunami : the Aftermath (pour ceux qui connaissent, pour les autres : ici)

 

Donc, une seule recommendation, soyez prêt !

Guerilla marketing pour la série Californication à Milan, ou l’attaque des soutifs volants.

Posted on : 07-03-2008 | By : Aurelie | In : Art commercial (pub), Art qui bouge, mais en plus petit (TV)

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JN a déclaré récemment son amour pour cette série, que je n’ai jamais vue.

Mais je viens de découvrir sur l’excellent site Marketing alternatif une action de marketing dans les rues de Milan avant la diffusion de la bestiole à la télé italienne.

Des soutiens-gorges ont été dispersés partout dans les rues.

californication milano

Absurde, crade, de mauvais goût, gênant et drôle.

Si l’on en croit JN (et il faut toujours croire JN), c’est l’essence même de la série.

C’est donc plutôt réussi.

Rendons à Marketing Alternatif ce qui est à Marketing alternatif.

C’est donc ici que ça se passe.

 

 

 

Du physique des acteurs de série télé 2, ou : taxinomie foireuse

Posted on : 05-03-2008 | By : Aurelie | In : Art qui bouge, mais en plus petit (TV)

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L’autre jour, quand je m’interrogeais sur le physique des acteurs télé, je me disais qu’on pouvait finalement établir une taxinomie entre les acteurs qui jouaient dans des décors semi-réels, et qui étaient des acteurs plutôt "théatraux", avec des physiques particulièrement expressifs, et les acteurs-cyborgs, retapés, mono-registres, et peu expressifs, qui évoluerait dans des décors en carton-pâte aussi figés que leur front botoxisé. Au début, ça m’a semblé marcher.

Et puis, j’ai pensé à une série se déroulant dans un décor naturel.

Le ciel, le sable, la mer, la plage.

Et puis j’ai pensé aux acteurs de cette série.

Et ça donnait ça :

Et j’ai compris que c’était une taxinomie foireuse.

Pourquoi vous allez adorer October Road ou l’étonnante rencontre des Friends avec les Cosby chez les Ingalls

Posted on : 04-03-2008 | By : JN | In : Art qui bouge, mais en plus petit (TV)

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D’années en années les séries jouent la sur-enchére en matière d’effets spéciaux (ici), de personnages extravagant (ici) et richissimes (ici), de décors prestigieux ou de villes jet-set (ici et c’est une spéciale dédicace)!
October Road est la némésis de ces séries – un peu comme Lex Luthor l’est pour Superman ou Gros-Minet pout Titi !

 

Deux mots de synopsis pour Nick Garrett (le "héros"…) un jeune écrivain en mal d’inspiration, est de retour dans sa ville natale (Knights Ridge, qui est un peu le Vésoul des US) dans l’espoir de remédier à l’angoisse de la page blanche. Il lui faut affronter la famille et les amis qu’il a évité depuis 10 ans et ça, c’est pas gagné !

 

Pourquoi tout le monde (bien entendu, le monde étant réduit à quelques milliers d’américains et une poignée élitiste du reste du monde) aime la série « Californication » ?

Posted on : 05-02-2008 | By : JN | In : Art qui bouge, mais en plus petit (TV)

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Vous, gentils lecteurs et lectrices de ce blog, appartenaient probablement à la seconde partie du monde mais pour ceux qui sont ici par hasard (et qui bientôt vont rejoindre la dite partie), qu’est ce que c’est « Californication » ? Californication - David Duchovny

Du physique des acteurs de séries télé

Posted on : 31-01-2008 | By : Aurelie | In : Art qui bouge, mais en plus petit (TV)

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Il faut observer le physique des acteurs de série télé pour voir à quel point, pour la plupart d’entre eux, ils dépareraient sur grand écran. On peut en effet distinguer deux types différents dans le physique de l’acteur de série télé : – le supranaturel : Episode 116 exemple d’un physique dans lequel Mère Nature n’a plus son mot à dire depuis longtemps - le théâtral : Sopranos

exemples de physiques où il y a plus de vie que dans la vie elle-même