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Si une baguette (tradition) vaut 1.10 €, une boîte de thon blanc (134g) vaut 4.43 €, une bouteille de Château d’YQUEM 2001 vaut 495 €, une Twingo (Jaune) vaut 7 990 € et une Aston Martin DBS (Gris Lightening) vaut 239 900 €; mais alors, combien vaut la démocratie?

Posted on : 23-02-2009 | By : JN | In : 3615 MA VIE, Art (pour l'art)

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C’est simple, 24 000 000 (vingt-quatre millions) de yuans !

Pour les non-adeptes de la monnaie chinoise, cela nous fait grosso-modo, 2 731 920 € !

Pourquoi me diriez-vous cette évaluation?

Simplement qu’en ce moment, se déroule, sur Paris, rien de moins que “la vente du siècle” soit la vente aux enchères dédiée spécialement à la collection de Pierre Bergé et d’Yves Saint Laurent, organisée par Christie’s, du 23 au 25 févirer 2009, dans le Grand Palais et estimée entre 200 et 300 millions d’euros.

Intitulée sobrement « Collection précieuse Yves Saint Laurent – Pierre Bergé », cette vente aux enchères proposera au public plus de 700 œuvres. Parmi elles, les statues de bronze représentant une tête de lapin et une tête de rat (valeur estimée de chacune de ces statues, environ les 12 millions de yuans i.e. 1 365 960 €) et qui furent pillées à la Chine lors du saccage du Palais d’Eté en 1860.

(Credits Regis Duvignau/Reuters)
 
2009_02_22_berge_chine

Je ne reviens pas sur l’Histoire de ces statues mais plus particulièrement sur les conflits engendrés par ces dernières.

Car, le gouvernenment chinois souhaite ardemment les récupérer mais le directeur général du département des musées de l’Administration d’État du Patrimoine culturel de Chine, Song Xinchao, a exprimé que « malgré notre désir de récupérer ces trésors d’Etat, nous ne participerons pas à la vente aux enchères car nous n’avons nullement l’intention de payer des biens qui nous ont initialement appartenu».

Et la réponse de notre Pierre Bergé national fut un pur moment de bonheur! Sur France Inter, il a simplement dit “Je ne ferai pas de cadeau aux Chinois contrairement à ce qu’ils imaginent. Je suis prêt à donner ces têtes chinoises à la Chine s’ils sont prêts à reconnaître les droits de l’homme.”

Tadaaaaaaaammm…. Merci Super-Pierre, dernier défenseur de la veuve et de l’orphelin…chinois !

En extrapolant un peu  - pour les calculs, n’hésitez pas à les réclamer si vous les voulez – nous pouvons donc aisément définir une valeur pour quelques concepts simples et légers !

Ainsi,  pour la faim dans le monde, ce serait 16 843 905 € ! A vot’ bon coeur, madame, monsieur…

La résolution du conflit israélo-palestinien ne vaudrait, lui, que (sic!) 181 505 € (et pour ceux qui suivent, moins que l’Aston Martin!) et la récupération express de l’audience de Laurence Ferrari sur le fabuleux journal de TF1, la modique somme de 14 752 € (i.e.  30 bouteilles de Château d’Yquem 2001!) sera nécessaire.

Et last but not least (le dernier mais pas des moindres pour les non-anglophones…) pour que Christine Angot arrête d’écrire (d’une simplicité enfantine, il suffit de racheter tous les livres qui ont été vendus), il nous faudrait seulement 991 boîtes de thon (soit 4 390 €!)

A l’instant où vous lisez ces lignes, Aurelie est en train d’ouvrir un compte Paypal pour recueillir vos dons (en € ou en Yuans ou en boîtes de thon!) pour se débarasser de  son auteure favorite !!!

Et en cadeau, pour toi, gentil lecteur [qui kiffe Fast and Furious ;) ou pas!]…La voici, la voilà…La superbe Aston Martin DBS ! Que ce beauf de James Bond envoie valser dans le lac de Garde (cf. Quantum of Solace, ici et on dit merci Lili!), pffffff…

(Credits corthaybottier)
2007_aston_martin_dbs_01_m

Expo Raoul Dufy au musée d’art moderne de Paris, ou : repensons le rapport entre ligne et profondeur

Posted on : 09-02-2009 | By : Aurelie | In : Art (pour l'art)

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Raoul Dufy a eu du mal à se trouver, mais quand il s’est trouvé, il ne s’est plus beaucoup remis en question.

Jeune havrais, Dufy a d’abord fait dans le fauvisme. Et sa touche se caractérisait par un profondeur intense. Il peignait la mer comme si seule la mer existait, le ciel comme s’il n’y avait pas la mer, et toutes les couleurs comme si l’on elles étaient indépendantes les unes des autres.

raoul-dufy
Puis, Dufy a découvert Cézanne. Et là il s’est un peu cherché.

raoul-dufy-grande-baigneuse
Mouaif

Puis il a fait de la gravure.

raoul-dufy-gravure
Puis il a compris qu’il pourrait gagner pas mal de sous avec la gravure en imprimant des tissus.

dufy-tissus

Mais la gravure a eu un effet bénéfique : c’est qu’il a maîtrisé l’usage de la ligne. Ainsi, il a pu mettre en rapport ligne et profondeur pour créer son style propre : des lignes et des surfaces qui se chevauchent sans se correspondre parfaitement, faisant ainsi naître la transparence, le mouvement, la lumière et le relief.

raoul-dufy-boulogne
C’est très joli, Dufy.
Mais c’est peut-être là le problème, c’est qu’une fois qu’il a compris le truc, il a produit selon le même procédé. Parce qu’il a certainement compris qu’il pourrait gagner pas mal de sous avec ce procédé.
L’expo du Musée d’Art Moderne est très riche, les mêmes versions des tableaux y sont présentes dans de nombreuses variations. Mais justement, c’est trop. On voit que Dufy ayant trouvé sa manière, n’y déroge plus beaucoup. On n’en sort pas avec la légère frustration esthétique qui permet la rêverie intellectuelle. On en sort gavé comme une oie avec un foie gras de Dufy.
Et la fresque à la fée électricité pour finir n’arrange rien.

raoul-dufy-fee-electricite
Burp.

Le site consacré à l’artiste est très bien fait. J’y ai pris les images.

“Reviens Leon…J’ai les mêmes à la maison!” ou l’incroyable (mais gentille) attaque de Google sur le Prado

Posted on : 05-02-2009 | By : JN | In : Art (pour l'art)

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Je suis quasi sûr que vous avez tous déjà entendu ce slogan… N’est-ce pas ?

Mais pour mémoire, le titre provient d’une pub de Panzani de 1985! Et grâce à la puissance de Google – encore et toujours, lui! – voici, le clip (et on dit, merci à Allociné!) : Reviens Léon ! 

Donc, tout ça pour mettre en avant le somptueux partenariat du musée du Prado (Madrid) avec Google – qui en exploitant sa technologie d’images satellites (type Google Earth) permet l’accés à 14 oeuvres d’art (soyons fous et parlons même de chefs-d’oeuvre) du Prado, en haute (voire très haute) résolution.
Et là, magie de la Science, certains détails imperceptibles à l’oeil nu sur les toiles du musée, se révélent pleinement !

Prenons pour exemple, La Descente de Croix du flamand Rogier van der Weyden (pour les infos, merci, wiki : ici)

(courtesy to Prado via www.espagne-facile.com)

Faisons, un petit zoom avec notre nouveau ami, Google Earth (ici) et shazaaam !!!

 larmes_prado_st_jean

Qu’en pensez-vous?
Qui aurait cru que les larmes de St-Jean soient aussi saisissantes?
Je reste assez bluffé par ces larmes…

 Mais ne perdons pas de vue qu’une reproduction “digitale ne peut se substituer à l’oeuvre originale mais permet d’arriver à des détails que jamais on ne pourrait voir à l’oeil nu”, a souligné M. Zugaza, directeur du Musée du Prado.

Donc, pas de blague, on ne zappe pas l’après-midi Prado, pour aller se gaver de churros ou de tapas ;)

Et d’un point vue pratique, pour visualiser les oeuvres, il faut positionner Google Earth sur le musée du Prado (à Madrid) et ensuite cliquer sur l’icône “Obras maestras” pour entrer dans les tableaux!
Trop facile…

Mon côté pessimiste (certes, faible!) se demande quand même quel pourrait être le modéle économico-financier derrière ce service fun, amusant et clairement innovant mais avant tout gracieux!
Où veux aller Google? (A part aider les pauvres petits étudiants en Histoire de l’Art et autres touristes pressés)
Quels autres musées franchiront le pas?

En attendant, profitons de ce superbe service et nous verrons bien dans le futur…

J’ai réussi à aller voir l’expo Picasso !

Posted on : 26-01-2009 | By : Aurelie | In : Art (pour l'art)

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J’ai vu celle du Grand Palais. J’ai la flemme de faire la queue pour voir les autres. J’ai passé l’âge de visiter une expo à 3 h du mat’ comme cela sera possible à la fin du mois.

picasso déjeuner sur l'herbe
Cette image est la reproduction d’un tableau très très connu. Sauras-tu le reconnaître ?

Et je n’ai pas l’outrecuidance de critiquer Picasso, parce que devant le génie, la petite blogeuse préfère se taire.
Les autres oeuvres présentées sont connues (Manet, Velazquez, Zurbarian, Ingres, David) et permettent de mettre en forme des associations d’idées qui resteraient, faute d’accrochage opportun, de l’ordre de l’intuition.
Ce qui est surtout impressionnant, c’est de voir Picasso dévorer toutes ces oeuvres, dévorer ses modèles, dévorer ses femmes, dévorer tous les genres, dévorer sa propre virtuosité (grande découverte de cette expo : ses sublimes croquis de travail à l’école des beaux-arts, dessinés à l’âge de 14 ans (!). J’ai dû refaire le calcul 3 fois pour arriver à y croire), se dévorer lui-même pour parvenir à un trait enfantin, à l’approche de la mort.
Comme le dit un de ses propos cité durant l’expo : “J’ai commencé par dessiner comme Raphaël, il m’aura fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant.”

Jeff Koons à Versailles, ou : donnons plus à ceux qui ont déjà

Posted on : 08-01-2009 | By : Aurelie | In : Art (pour l'art)

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Moi, jeune intellectuelle précaire française, j’ai contribué à enrichir François Pinault.
Et ouais.
En visitant l’expo Jeff Koons à Versailles, j’ai fait prendre pas mal de valeur à sa collection d’art contemporain.
Ce qui est le principal enjeu de cette expo.
Je ne suis pas une immonde réactionnaire qui pense que Koons est une réincarnation de l’Antéchrist qui veut abattre le prestige de la famille royale française (et pourquoi pas les décapiter, tant qu’on y est ?)
C’est juste que comparer l’expo Koons à Versailles avec celle de Jan Fabre au Louvre est une vaste fumisterie.
En premier lieu parce que Jan Fabre composait certaines de ses oeuvres en rapport avec les oeuvres présentes au Louvre. Fabre interrogeait donc la pérennité du processus créatif (en comparant les crucifixions au body-art, par exemple, ou en se représentant lui-même en ver de terre géant) tout en exprimant ses obsessions propres.
L’accrochage et le dialogue des oeuvres étaient donc fondés sur une interrogation artistique.
C’était très intelligent et très novateur, tout en rappelant que Jan Fabre est un grand artiste, mais un performeur sans intérêt. Mais nous avons déjà eu l’occasion d’en parler…

Jeff Koons n’a pas du tout réalisé ses oeuvres pour le château de Versailles.
Ce sont des oeuvres qui avaient une existence propre, et qui continueront d’en avoir une dans la collection de Pinault, jusqu’au jour où il décidera de les revendre.
D’ailleurs, Jeff Koons n’a pas réalisé ses oeuvres tout court. Il se contente d’en avoir l’idée et les fait réaliser par d’autres.
Ce qui soulève une première question : n’agit-il pas comme le faisaient les maîtres anciens qui avaient un atelier travaillant pour eux ?
C’est là le problème de cette exposition : toutes les questions qu’elle soulève sont les questions les plus rebattues du siècle dernier.
Exposé des objets ready-made, est-ce de l’art ou est-ce le fait que nous les regardions qui en fait de l’art ? Comme le disait Duchamp en 1917… Même Isabelle Adjani n’était pas encore née. C’est dire si c’est vieux.

duchamp pissotière

De fait, c’est l’accrochage lui-même qui donne tout son sens à… l’accrochage lui-même. Tout ceci tourne un peu en rond.
La visite tourne alors au jeu de piste, pour comprendre la logique de l’accrochage et voir en quoi il est trop malin.
Exemples : Jeff Koons en Apollon dans le salon d’Apollon.

Ciccolina Panthère Rose Jeff Koons
La Ciccolina enlaçant la Panthère Rose dans le salon de la Paix.

Hoover Jeff Koons

Des aspirateurs dans l’antichambre du grand couvert… où sont exposés des portraits de femmes peints par des femmes (je ne suis pas peu fière de l’avoir trouvée, cette association d’idées). L’air de dire que l’art féminin, c’est l’art ménager.
Bref, ça marche assez souvent, et c’est très malin.
Mais est-ce qu’être malin c’est produire du sens ?
Être malin, c’est plutôt la qualité qu’on attend de vous dans les concours de la fonction publique : ce n’est pas produire du sens, c’est faire penser à votre interlocuteur qu’il est intelligent.
Associations audacieuses sur des questions rebattues… Jeff Koons serait-il un énarque de l’art contemporain ?

En effet, alors que l’art véritable est celui qui est enrichi et non épuisé par la critique (mon credo), la critique dévoile l’art malin mais une fois que le roi est nu… il lasse instantanément.

En effet, alors que l’expo Jan Fabre montrait un dialogue entre artistes, celle de Jeff Koons ne peut se passer de la médiation du spectateur. Ce qui n’est pas très novateur.

Ce qui en revanche est novateur, c’est réintroduire l’idée de “médiation du spectateur” à l’intérieur du château de Versailles, qu’on a toujours considéré en France comme un truc joli.
Alors Jeff Koons, en reflétant le palais, révèle à quel point Versailles, c’est en réalité affreux : moulures improbables, luxe bling-bling, grosses dondons enrubannées aux yeux globuleux portraiturées par des peintres médiocres dans des croûtes géantes, fleufleurs omniprésentes, c’est clinquant et absurde, et pour tout dire, d’assez mauvais goût.

Quant on pense à ce que faisaient les artistes espagnols à la même époque, ça fait mal.

velazquez

Caramba !

C’est Versailles lui-même qui produit un écho amusant à l’univers clinquant, absurde et de mauvais goût de Koons.
Certaines oeuvres semblent d’ailleurs avoir été crées spécialement pour décorer, comme le buste de Louis XIV dans le salon de Mercure, ou comme le gros vase de fleurs dans la chambre de la Reine. Ce qui est évidemment faux, mais révélateur.

Louis XIV Jeff Koons

Bouquet Jeff Koons

Refléter tout le côté clinquant et de mauvais goût de Versailles, telle est la réussite de Jeff Koons. On se demande pour autant si un autre n’y aurait pas aussi bien réussi.
En attendant la réponse, enrichissons François Pinault.

Vacances

Posted on : 22-12-2008 | By : Aurelie | In : 3615 MA VIE, Art (pour l'art), Art moyen (photo)

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Nous voilà partis goûter aux plaisirs matériels délaissant les plaisirs intellectuels.

En vacances pendant 15 jours. Ouaip.

Mais pour ne pas vous laisser vous morfondre face à l’absence de cohue des magasins (vive la crise), voici une idée de cadeau glanée sur le site du magazine “Elle” au cas où un aveuglement risquerait de vous conduire à donner de l’argent à Christine Angot pour payer ses Tranxène et sa vaseline.

Tu sais qu’acheter Christine Angot, c’est mal, mais c’est plus fort que toi, tu n’as aucune inspiration ?

Elle.fr est là pour t’aider !

Donc, tu vois qu’au lieu d’acheter le dernier Angot, tu peux plutôt voir comment accommoder les rogatons !

De là à dire que Christine Angot rallonge les sauces, il n’y a qu’un pas…

Merci Elle.fr !

Et joyeux Nowel.

Il était tellement obsédé qu’à la fin il sautait même des repas. [Pierre Desproges]

Posted on : 11-12-2008 | By : JN | In : 3615 MA VIE, Art (pour l'art), Pause Lindt

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    Pour égayer votre fin de semaine, plaçons une note plus grivoise mais sans tomber dans le porno-chic parisianiste, pour l’instant !
Teasing de folie digne des plus grands cliffanghers* des séries américaines ;)

     Un cliffhanger, pour ceux qui l’ignorent, est un procédé narratif qui consiste à terminer un épisode de série télévisée, par une scène à suspense si possible insoutenable.

Mode FAN ON
Et là, je suis sûr que vous pensez tous au dernier épisode de la saison 1 de “The West Wing” (écran noir – voix off demandant qui a été touché – la panique) voire à l’épisode 22 de la saison 4, que je ne spoilerais pas mais…*hochement de tête complice*… On s’est compris !!

Comment ça, tout le monde ne connaît pas par coeur les épisodes cités? Comment ça, je ne suis pas partial ?

Allons, pleeeeeaase…. Aucune personne en ce bas-monde de sensée, cultivée, critique (et bien sûr, sous-entendu, belle, intelligente et riche) ne peut ne pas connaître cette fabuleuse, que dis-je, extraordinaire série qu’est “The West Wing” !
Mode FAN OFF

    Clôturons cette infime disgression pour revenir sur notre sujet principal qui est donc la découverte d’un petit site web, plutôt sympa où les gens S’ENVOIENT EN L’AIR DANS DES MUSEES !

Et non, vous ne rêvez pas…

Imbue ou quand l’art fait chanter “Cocaine” (la version d’Eric C., bien sûr) à une Blanche-Neige sexy, dans le gay Brighton

Posted on : 18-10-2008 | By : JN | In : 3615 MA VIE, Art (pour l'art)

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Quand un gentil (enfin, j’espère…) artiste britannique se met à jouer et surtout à transgresser les codes moraux et les souvenirs de notre enfance, ça démènage !

Imbue (notre artiste en l’occurence) s’est mis à sévir dans les rues de la jolie bourgade de Brighton, en installant des distrbuteurs…de cocaïne et d’héroine.
Si, ce n’est pas bon esprit tout ça…

(Courtesy to Imbue, himself for pictures)
 

Mais ce n’est pas tout… Notre cher artiste a également choqué les foules en disposant dans un Disney store des sous-verres à l’image de la douce et tendre Blanche-Neige…
Mais une B-N plutôt sexy, non ?!?
Il a nommé son oeuvre de manière très ironique : “Not So White” (Pas Si Blanche, pour nos lecteurs francophones)

Vous n’aimeriez pas ces jolis sous-verres pour l’apéro du dimanche, après la messe?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dernier (juste pour la route…) est une dédicace spéciale! Il se reconnîtra sans mal…
Brighton, la douce…Brighton, la folle… 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez en savoir encore plus sur l’artiste en visitant son site : ici

Perso, j’adore le côté décalé, transgressant les codes, jouant avec les éléments urbains, du style, la ville est une aire de jeux/musée open-space où, chaque coin de rue peut déboucher sur une découverte extraordinaire ou futile… (En passant, depuis quelques années, je m’amuse à traquer les Space Invaders à Paris et ailleurs, vous voyez de quoi je parle?)

Ce style d’art (street-art) encore timide en France (mais moins en Italie et les maçons du Lego, si vous vous souvenez) a un côté ludique et frais, qui permet au spectateur d’être plus acteur, plus impliqué dans l’oeuvre, d’y participer (par la recherche, par le plaisir de débusquer une pépite) et conduit donc à une meilleure acceptation de l’Art par le Public.

Le Street-Art n’est-il pas la première étape de l’acculturation entre l’aréopage artistique contemporain et nous, plèbiens ?

Bonne chasse, si vous passez par Brighton ;)

Et pour les fans de Clapton, voici en live, la chanson citée dans le titre du post : Cocaine (Merci, Youtube)

“Je tremble” de Joël Pommerat aux Bouffes du Nord, ou : du David Lynch en art vivant

Posted on : 01-10-2008 | By : Aurelie | In : 3615 MA VIE, Art (pour l'art), Art des chiffons (mode), Art moyen (photo), Art qui bouge, mais en plus petit (TV), Art vivant (théâtre)

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Landau qui commence à chuter du quai du port du Cuirassé Potemkine jusqu’au quai de la gare des Incorruptibles, mises en scène et en abyme, intertextualité…l’art imite l’art, et se fout complètement de la vie.

http://analysefilmique.free.fr/analyse/c/pcuira4.jpg

Les Incorruptibles - Kevin Costner

Et hop, je le rattrape

Vous me direz, Christine Angot raconte bien sa vie dans ses romans.
Certes, mais comme le rappelle Woody Allen, «la vie n’imite pas l’art, la vie imite la mauvaise télévision».
De là à dire que la littérature de Christine Angot ressemble à de la mauvaise télévision… La télévision a au moins pour but de détendre son public, non ?
Mais là n’est pas le problème.
La particularité terriblement intelligente de la mise en scène de «Je Tremble» de Joël Pommerat au Théâtre des Bouffes du Nord, c’est qu’elle rend hommage à un art à travers un autre.
Un spectacle d’art vivant qui rend hommage au cinéma qui rend hommage à l’art vivant, mais qui rend également hommage à la littérature qui rend hommage à l’art vivant.
«Je Tremble» rappelle la scène de théâtre dans «Mulholland Drive» : jeux sur les play-back, couleurs en a-plat, costumes de scène brillants, évocation du rêve, danses burlesques.

Mulholland Drive

Impossible de trouver la scène du théâtre sur le Net, voici une scène d’enregistrement

Mais on y retrouve également les scènes de torture d’ «American Psycho», dont l’atrocité est précisément décrite par Bret Easton Ellis et qui sont mises en scène en arrière-fond.

American Psycho - Christian Bale

C’est terriblement efficace, et on touche, comme le souligne Lynch qui rappelle la proximité entre rêve et théâtre (“Silenzio”), au fondement de l’illusion dramatique. J’avance en désignant mon masque. Larvatus prodeo (eh ouais, quand je m’enflamme, je parle latin).

Cette proximité entre rêve et théâtre est également soulignée par Claudel dans «L’échange», mais il s’agit d’une mise en abyme simple (du théâtre au théâtre) et non une mise en abyme réflexive (du théâtre au théâtre en passant par le cinéma).
C’est parce qu’elles passent par la médiation des images cinématographiques et littéraires que ces références peuvent se déployer avec force et excès.
C’est la médiation par le cinéma et la littérature (arts figés) qui permet de rappeler à quel point l’art vivant est… vivant.
Ainsi, l’évocation des scènes qui se veulent réalistes (réaction de la famille face au retour de la fille droguée), sont-elles particulièrement réalistes dans leur excès. C’est bien la vie qui s’y déploie.
Résultat : un des spectacles les plus fort qu’on ait vu ces derniers temps.

Expo Fabre au Musée Fabre, ou : le premier Sartorialist

Posted on : 10-03-2008 | By : Aurelie | In : Art (pour l'art)

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Hugh Grant est un acteur absolument incapable de jouer autre chose que le rôle du jeune premier dans des comédies romantiques. Il avait eu l’honnêteté de le résumer lui-même il y a quelques années: «Petit budget, veste de tweed : c’est pour moi».

 

 

 

 

 

 

 

 

Keith HARING au MAC de Lyon, ou : {20% Warhol + 20% TETU + 20% Big Apple + 20% Che Guevara + 20% Le Petit Prince}

Posted on : 28-02-2008 | By : JN | In : Art (pour l'art)

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Ami lecteur de tous horizons, un seul mot d’ordre en ce jour : cours à Lyon, au MAC, voir Keith !

Pourquoi me diras-tu ?
Là déjà, je te trouve bien impertinent mais je suis plutôt de bonne humeur donc je vais te répondre à la Nick HORNBY, avec un petit « Top 5 de Keith »

 

David ANCELIN à la galerie Olivier ROBERT, ou comment un JETS frenchy rocke la scène artistique

Posted on : 19-02-2008 | By : JN | In : Art (pour l'art)

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J’étais tranquille j’étais peinard
Accoudé au flipper [...] 
T’as des bottes Mon pote Elles me bottent 
J’parie qu’c'est des santiags [...] 

Tout le monde connaît RENAUD et sifflé ou chanté son "Laisse béton" en roulant des épaules dans un blouson en cuir, Levi’s et santiags au pied, une Gitane au bec et les hanches cognant le flipper afin qu’il ne tilte pas !! 
Enfin, presque tout le monde…

David ANCELIN est un peu complétement ce mec ! Et son univers artistique lui ressemble… 
Enfin, un artiste Rock’N'Roll, baby !!!!!

 

(J’attends de plus jolies photos, très prochainement…En attendant,on fait avec, mais sans se faire mal aux yeux…)