Featured Posts

Max Raabe und das Palast Orchester, ou : aporie critique... J’hésitais à en parler car je suis fort embêtée. Pour la première fois depuis longtemps, je suis confrontée à une production artistique et JE NE SAIS PAS QUOI EN PENSER. C’est assez perturbant...

Readmore

I will do it, but...only ONE JUMP (Al Gore) En me baladant (bien sûr, en chantant lalala...) en direction de la Pinacothéque pour aller découvrir en détails cet artiste maudit & mystique qu'est Chaïm SOUTINE, quelle ne fut pas ma surprise...

Readmore

Casino Royale, ou : James Bond chez les beaufs James Bond a-t-il jamais été chic ? Comment puis-je répondre à cette question, moi qui n’ai vu que GoldenEye ? Pour la femme de goût qui n’a jamais vu qu’un James Bond dans sa vie, flotte...

Readmore

Ellen et les garçons ou Juno, le Feel-Good-Movie du... Oui, je sais, j'ai 1 an, 3 mois et 12 jours de retard sur cette review mais bon, premièrement, il faut savoir se faire désirer et secondement, que celui qui n'a jamais été en retard me jette la première...

Readmore

  • Prev
  • Next

Expo Raoul Dufy au musée d’art moderne de Paris, ou : repensons le rapport entre ligne et profondeur

Posted on : 09-02-2009 | By : Aurelie | In : Art (pour l'art)

Mots-clefs :, , ,

0

Raoul Dufy a eu du mal à se trouver, mais quand il s’est trouvé, il ne s’est plus beaucoup remis en question.

Jeune havrais, Dufy a d’abord fait dans le fauvisme. Et sa touche se caractérisait par un profondeur intense. Il peignait la mer comme si seule la mer existait, le ciel comme s’il n’y avait pas la mer, et toutes les couleurs comme si l’on elles étaient indépendantes les unes des autres.

raoul-dufy
Puis, Dufy a découvert Cézanne. Et là il s’est un peu cherché.

raoul-dufy-grande-baigneuse
Mouaif

Puis il a fait de la gravure.

raoul-dufy-gravure
Puis il a compris qu’il pourrait gagner pas mal de sous avec la gravure en imprimant des tissus.

dufy-tissus

Mais la gravure a eu un effet bénéfique : c’est qu’il a maîtrisé l’usage de la ligne. Ainsi, il a pu mettre en rapport ligne et profondeur pour créer son style propre : des lignes et des surfaces qui se chevauchent sans se correspondre parfaitement, faisant ainsi naître la transparence, le mouvement, la lumière et le relief.

raoul-dufy-boulogne
C’est très joli, Dufy.
Mais c’est peut-être là le problème, c’est qu’une fois qu’il a compris le truc, il a produit selon le même procédé. Parce qu’il a certainement compris qu’il pourrait gagner pas mal de sous avec ce procédé.
L’expo du Musée d’Art Moderne est très riche, les mêmes versions des tableaux y sont présentes dans de nombreuses variations. Mais justement, c’est trop. On voit que Dufy ayant trouvé sa manière, n’y déroge plus beaucoup. On n’en sort pas avec la légère frustration esthétique qui permet la rêverie intellectuelle. On en sort gavé comme une oie avec un foie gras de Dufy.
Et la fresque à la fée électricité pour finir n’arrange rien.

raoul-dufy-fee-electricite
Burp.

Le site consacré à l’artiste est très bien fait. J’y ai pris les images.

Write a comment