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J’ai réussi à aller voir l’expo Picasso !

Posted on : 26-01-2009 | By : Aurelie | In : Art (pour l'art)

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J’ai vu celle du Grand Palais. J’ai la flemme de faire la queue pour voir les autres. J’ai passé l’âge de visiter une expo à 3 h du mat’ comme cela sera possible à la fin du mois.

picasso déjeuner sur l'herbe
Cette image est la reproduction d’un tableau très très connu. Sauras-tu le reconnaître ?

Et je n’ai pas l’outrecuidance de critiquer Picasso, parce que devant le génie, la petite blogeuse préfère se taire.
Les autres oeuvres présentées sont connues (Manet, Velazquez, Zurbarian, Ingres, David) et permettent de mettre en forme des associations d’idées qui resteraient, faute d’accrochage opportun, de l’ordre de l’intuition.
Ce qui est surtout impressionnant, c’est de voir Picasso dévorer toutes ces oeuvres, dévorer ses modèles, dévorer ses femmes, dévorer tous les genres, dévorer sa propre virtuosité (grande découverte de cette expo : ses sublimes croquis de travail à l’école des beaux-arts, dessinés à l’âge de 14 ans (!). J’ai dû refaire le calcul 3 fois pour arriver à y croire), se dévorer lui-même pour parvenir à un trait enfantin, à l’approche de la mort.
Comme le dit un de ses propos cité durant l’expo : “J’ai commencé par dessiner comme Raphaël, il m’aura fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant.”

A mort les pubs du Bon Marché

Posted on : 19-01-2009 | By : | In : Art commercial (pub)

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Comme je travaille régulièrement du côté de Sèvres-Babylone et que je prends souvent la ligne 10 du métro parisien, je n’échappe à aucune des atroces campagnes de pub du Bon Marché, qui représentent tout ce qu’il y a de haïssable dans la société française.
Les pubs du Bon Marché, par leur absence totale de second degré, sont parmi les plus aliénantes du métro parisien.

Parisianocentrisme en premier lieu. Ce qui paraît normal pour un magasin sis à Paris. Mais le slogan du Bon Marché montre tout ce que cette présentation représente de fermeture d’esprit. En effet, en se proclamant comme représentant de la “rive gauche”, le slogan induit implicitement une opposition avec la rive droite, et par cette opposition binaire rive gauche/rive droite, crée un effet d’exhaustivité, (rien d’autre ne peut être ajouté, la gauche ne s’oppose qu’à la droite ), qui exclut toute autre proposition de cette alternative.
Quid de l’étranger ?
Quid de ce qui n’est pas occidental ?
Je ne parle pas de la province, évidemment.

bon marche soldes

Image trouvée sur le blog de nauconsultants.com

On voit d’ailleurs que lorsque la photo représente une plage, elle est travaillée pour que cette chose n’existant pas à Paris (la mer) soit présentée comme une entité irréelle et en carton.

En plus, opposer la rive gauche à la rive droite, c’est fonctionner sur un mythe, encore typiquement français. C’est la rive gauche chic et intello face à la rive droite populeuse.
Comme si en achetant tes collants au Bon Marché, tu était en gros l’héritier de Sartre et de Juliette Gréco.
Et si tu as juste besoin de t’acheter des collants ?
Et ben tu vas chez Carrouf, pétasse !
Donc, en t’achetant tes collants, tu participes à la consécration de la rive gauche chic, sociable et intello. Tu n’es plus toi-même, tu es l’héritière de Sartre avec tes collants DIM. C’est pour ça qu’ils sont plus chers, note.

Cette aliénation aux mânes de la NRF par le biais de l’enrichissement de Bernard Arnault (le Bon Marché appartient à LVMH) est particulièrement pénible dans l’immonde pub pour la Grande Épicerie (où on ne trouve pas grand chose, contrairement à la rumeur qui circule à Paris. N’importe quel Niçois vous dira que Cap 3000 est beaucoup mieux achalandé).
La voici :

affiche du Bon Marché avec Audrey Marnay

Photo trouvée sur le blog de lorandesign

Ce slogan présente une vie standardisée :
“De quoi parlerez-vous au dessert” : je donne des dîners, je reçois chez moi. C’est l’archétype du “dîner en ville” qui caractérise les gens de la rive gauche entretenant leur réseau. Tu achètes un gâteau au Bon Marché, tu fais partie de l’élite pensante du pays.
“Littérature” : tu es rive gauche. Tu es l’héritier de Sartre, (et par conséquent de BHL).
“Design” : tu es branché, tu es au fait de ce qui se passe dans le monde. Le monde ? Qui vient rive gauche, bien sûr.
“ou chocolat ?” : tu est quand même un jouisseur, un hédoniste, un mec qui ne vit pas entièrement dans ses bouquins, tu sais te faire plaisir. Tu es capable de te taper une heure de file d’attente sous la pluie pour entrer au “Salon du Chocolat” à te faire presser par des rombières emperlousées en manteau de fourure machouillant des chocolats trop sucrés qui se collent à leur dentier.
Audrey Marnay… : tu la reconnais, tu es branché.
…coiffée comme Louise Brooks. C’est l’élégance éternelle, bien sûr. Et quand tu penses combien Louise Brooks a fait scandale dans les années 20 auprès des rombières de l’époque, ancêtres des rombières actuelles du Bon Marché, ça fait mal.

Et si tu veux juste manger un gâteau au chocolat avec tes vieux potes en racontant vos vies ?
Ben, tu vas Rive Droite, péquenot !

Les aventures de Nathalie Nicole Nicole de Marion Aubert, ou : la civilisation contient son propre fossoyeur

Posted on : 12-01-2009 | By : Aurelie | In : Art vivant (théâtre)

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Longtemps, j’ai trouvé que Marion Aubert n’avait pas le don des titres sexy.
J’ai snobé “Histrions (détail)”, à la Colline il y a deux ans en proclamant stupidement que je préférais voir des pièces en entier que des détails, et surtout une pièce sur des comédiens, c’est-à-dire une pièce mettant en oeuvre du théâtre dans le théâtre. Parce que c’est un ressort trop facile, parce que c’est trop vu.
Je sais, parfois, je suis trop con.

Je bénis donc l’abonnement “Full Monthy” du Théâtre des Treize Vents à Montpellier qui m’a obligée à prendre “Les aventures de Nathalie Nicole Nicole” pour remplir mon quota de treize pièces.

Et, là, alors que ce titre était un peu trop étrange pour être folichon… la pièce était du pur délire.
En gros, c’est l’histoire de Nathalie Nicole Nicole et de ses deux petits camarades : Michel Chef Chef, son amoureux, et Cléo, la plus moche de la classe (jouée par l’auteure), qui les aime tous les deux.
Après, ils vieillissent.

Dire que Marion Aubert a recours à des personnages enfantins pour profiter de la désinhibition de l’enfance et employer une langue délirante qui dirait la réalité du monde par son excès même, c’est-à-dire, un peu comme d’hab, en fait, ne serait pas exact. Au contraire, c’est plutôt l’inverse qui se produit : Marion Aubert parle une langue délirante et la mettre dans la bouche d’horribles enfants permet de la justifier (les enfants sont désinhibés), de la mettre à distance (si ce sont des enfants, c’est que ce n’est pas nous), mais également de la faire résonner dans l’esprit du spectateur (qui a été un enfant et a connu le système de l’éducation nationale décrit par l’auteure). Et donc de frapper plus juste.

Et comme si le texte ne suffisait pas, les comédiens aussi sont tous complètement cinglés.

Donc, maintenant, j’irai ventre à terre voir tout ce que crée Marion Aubert. Et je remarque que le titre de sa prochaine pièce est déjà plus accessible : “Orgueil, poursuite et décapitation (comédie hystérique et familiale)” elle en donne un résumé sur le site de sa compagnie, “Tire pas la nappe”, qui donne une idée plus générale de son écriture. Cette fille est folle :

L’AUTEUR. Voilà. Moi, je suis l’auteur de cette pièce. C’est une pièce en forme de labyrinthe. J’ai écrit cette pièce au fil d’un été difficile avec des perceuses en arrière fond. J’ai écrit cette pièce dans un contexte particulièrement difficile. A une époque particulièrement tragique de mon existence. Autour de moi, tout n’était que lucre, vanité, orgueil, et trahison. Et encore, je ne parle pas de la politique nationale. Cet été-là, trois bébés sont morts à l’arrière de leur voiture. Oubliés par leurs parents. Les russes en ont profité pour envahir la Géorgie. Et pour le moment, la France est trente-huitième aux jeux olympiques de Pékin. C’est dans ce contexte houleux que j’ai décidé d’inventer une nouvelle forme de pièce. Une pièce absolument nouvelle. Jamais vue nulle part auparavant. J’ai réussi à m’isoler grâce à une bonne dose d’opiniâtreté, et un sens du devoir hérité de mon père. Aux deux cents euros versés directement à la nounou par la CAF. Au soutien de mes ennemis. De mes amants. Grâce leur soit rendue ici. Comme cette pièce est un peu nouvelle et pleine de fraîcheur, j’ai pensé qu’il serait bon de vous accompagner dans la lecture et, le cas échéant, lors de la représentation. La pièce est parfois timide en événements. C’est voulu. C’est une pièce d’été. Languide. J’habite dans le sud de la France. J’écris très souvent nue. Pour la commodité de la représentation, je vais me mettre là. Lorsqu’il y a une erreur d’imaginaire, une saute dans le temps, un accident grave, une rupture brutale, vous pouvez me jeter des regards. J’essaierai de suivre au plus près l’actualité de ma propre pièce. C’est une pièce sinueuse, pleine de méandres et de bêtes imaginaires. J’avais, il y a quelques jours, eu l’envie de l’intituler “comédie animalière“ mais je n’aime pas tellement les bêtes. Elles ne me dérangent pas, mais je ne m’attache pas. Je ne m’attache pas spécialement aux bêtes. Je n’aime pas m’occuper des chiens sur la tournée. Ni des fauves. Ni des chameaux si on en a. Je n’aime pas les manifestations de joie des bêtes. Parlons plutôt des chonchons.

http://www.tirepaslanappe.com/

Jeff Koons à Versailles, ou : donnons plus à ceux qui ont déjà

Posted on : 08-01-2009 | By : Aurelie | In : Art (pour l'art)

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Moi, jeune intellectuelle précaire française, j’ai contribué à enrichir François Pinault.
Et ouais.
En visitant l’expo Jeff Koons à Versailles, j’ai fait prendre pas mal de valeur à sa collection d’art contemporain.
Ce qui est le principal enjeu de cette expo.
Je ne suis pas une immonde réactionnaire qui pense que Koons est une réincarnation de l’Antéchrist qui veut abattre le prestige de la famille royale française (et pourquoi pas les décapiter, tant qu’on y est ?)
C’est juste que comparer l’expo Koons à Versailles avec celle de Jan Fabre au Louvre est une vaste fumisterie.
En premier lieu parce que Jan Fabre composait certaines de ses oeuvres en rapport avec les oeuvres présentes au Louvre. Fabre interrogeait donc la pérennité du processus créatif (en comparant les crucifixions au body-art, par exemple, ou en se représentant lui-même en ver de terre géant) tout en exprimant ses obsessions propres.
L’accrochage et le dialogue des oeuvres étaient donc fondés sur une interrogation artistique.
C’était très intelligent et très novateur, tout en rappelant que Jan Fabre est un grand artiste, mais un performeur sans intérêt. Mais nous avons déjà eu l’occasion d’en parler…

Jeff Koons n’a pas du tout réalisé ses oeuvres pour le château de Versailles.
Ce sont des oeuvres qui avaient une existence propre, et qui continueront d’en avoir une dans la collection de Pinault, jusqu’au jour où il décidera de les revendre.
D’ailleurs, Jeff Koons n’a pas réalisé ses oeuvres tout court. Il se contente d’en avoir l’idée et les fait réaliser par d’autres.
Ce qui soulève une première question : n’agit-il pas comme le faisaient les maîtres anciens qui avaient un atelier travaillant pour eux ?
C’est là le problème de cette exposition : toutes les questions qu’elle soulève sont les questions les plus rebattues du siècle dernier.
Exposé des objets ready-made, est-ce de l’art ou est-ce le fait que nous les regardions qui en fait de l’art ? Comme le disait Duchamp en 1917… Même Isabelle Adjani n’était pas encore née. C’est dire si c’est vieux.

duchamp pissotière

De fait, c’est l’accrochage lui-même qui donne tout son sens à… l’accrochage lui-même. Tout ceci tourne un peu en rond.
La visite tourne alors au jeu de piste, pour comprendre la logique de l’accrochage et voir en quoi il est trop malin.
Exemples : Jeff Koons en Apollon dans le salon d’Apollon.

Ciccolina Panthère Rose Jeff Koons
La Ciccolina enlaçant la Panthère Rose dans le salon de la Paix.

Hoover Jeff Koons

Des aspirateurs dans l’antichambre du grand couvert… où sont exposés des portraits de femmes peints par des femmes (je ne suis pas peu fière de l’avoir trouvée, cette association d’idées). L’air de dire que l’art féminin, c’est l’art ménager.
Bref, ça marche assez souvent, et c’est très malin.
Mais est-ce qu’être malin c’est produire du sens ?
Être malin, c’est plutôt la qualité qu’on attend de vous dans les concours de la fonction publique : ce n’est pas produire du sens, c’est faire penser à votre interlocuteur qu’il est intelligent.
Associations audacieuses sur des questions rebattues… Jeff Koons serait-il un énarque de l’art contemporain ?

En effet, alors que l’art véritable est celui qui est enrichi et non épuisé par la critique (mon credo), la critique dévoile l’art malin mais une fois que le roi est nu… il lasse instantanément.

En effet, alors que l’expo Jan Fabre montrait un dialogue entre artistes, celle de Jeff Koons ne peut se passer de la médiation du spectateur. Ce qui n’est pas très novateur.

Ce qui en revanche est novateur, c’est réintroduire l’idée de “médiation du spectateur” à l’intérieur du château de Versailles, qu’on a toujours considéré en France comme un truc joli.
Alors Jeff Koons, en reflétant le palais, révèle à quel point Versailles, c’est en réalité affreux : moulures improbables, luxe bling-bling, grosses dondons enrubannées aux yeux globuleux portraiturées par des peintres médiocres dans des croûtes géantes, fleufleurs omniprésentes, c’est clinquant et absurde, et pour tout dire, d’assez mauvais goût.

Quant on pense à ce que faisaient les artistes espagnols à la même époque, ça fait mal.

velazquez

Caramba !

C’est Versailles lui-même qui produit un écho amusant à l’univers clinquant, absurde et de mauvais goût de Koons.
Certaines oeuvres semblent d’ailleurs avoir été crées spécialement pour décorer, comme le buste de Louis XIV dans le salon de Mercure, ou comme le gros vase de fleurs dans la chambre de la Reine. Ce qui est évidemment faux, mais révélateur.

Louis XIV Jeff Koons

Bouquet Jeff Koons

Refléter tout le côté clinquant et de mauvais goût de Versailles, telle est la réussite de Jeff Koons. On se demande pour autant si un autre n’y aurait pas aussi bien réussi.
En attendant la réponse, enrichissons François Pinault.

Quantum of solace, ou : James Bond au temps de Jason Bourne

Posted on : 05-01-2009 | By : Aurelie | In : Art qui bouge (ciné)

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Mais pourquoi TOUT LE MONDE a dit du mal du dernier James Bond ?
Alors que TOUT LE MONDE avait encensé Casino Royale qui était quand même un sommet de beaufitude ?
James Bond s’adonnant à des occupations de beauf (le poker), dans un smoking de beauf, avec une meuf de beauf.
Et la critique avait été unanime. Dithyrambique.

Poker, ton univers impitoyable

Seulement, un autre espion solitaire était apparu entre-temps. Et son nom est Bourne, Jason Bourne.
Comme l’a dit Matt Damon dans une interview, la différence entre James Bond et Jason Bourne, c’est que le second est un “monogame veuf dépressif qui cherche la vérité”, alors que le premier est un “tueur cynique qui dit des blagues en sifflant des cocktails”. Matt Damon n’a pas parlé de “beauf”, parce que le concept équivalent est le “redneck”, et que James Bond ne peut pas vraiment être un “redneck”, notamment parce qu’il est anglais. Mais l’idée était bien là.

C’est hors-champ que ça se passe

Un minuscule extrait de Jason Bourne sert à ringardiser l’ensemble des aventures de James Bond. Cohérence des couleurs, montage serré, prise en compte non gadgetesque de la technologie qui crée une image en quatre dimension, puisque le hors-champ est également une composante de l’image… Un monde de brutes, mais que de finesse.

Donc, James Bond ne peut plus évoluer dans un monde sans Bourne.

D’ailleurs, de quoi parle “Quantum of Solace” ? Je vous le donne Émile : un James Bond électron libre, désespéré par la mort de sa femme qui parcourt le monde pour la venger. C’est-à-dire, en gros, un “monogame veuf dépressif qui cherche la vérité”. Un gros pompage de scénario, donc. Ou un “plagiat mental”, comme dirait Camille Laurens.
Cette compétition entraîne des scènes extrêmement bien construites, inimaginables dans le délire kitsch en Technicolor dans lequel évoluait le vieux Roger Moore (la scène d’enchères dans l’opéra, où les gens communiquent par oreillette)… mais qui dérapent parfois dans le pur plagiat (notamment la scène de combat canif vs ciseaux dans un hôtel d’Haïti qui rappelle fortement une scène de combat bic vs canif dans un quartier de Casablanca), ou qui dérapent dans le mauvais goût (la scène de poursuite sur l’air de “Tosca”, où les monteurs ont été incapables de décider quoi faire et qui mélange kitschement sons et images alors qu’il aurait été beaucoup plus intéressant de zapper les bris de verre et les coups de feu pour avoir une séquence épurée).

C’est quand même pas parce qu’il y a Amalric qu’on est chez Desplechin pour autant…

A l’avenir, donc, le nouvel enjeu de James Bond est de ne pas devenir un Jason Bourne kitsch.
Il va y avoir du boulot.

octopussy

Bienvenue en 2009

Posted on : 01-01-2009 | By : Aurelie | In : 3615 MA VIE

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Pour 2009, je vous souhaite :

Des mises en scènes novatrices
De bon films chiants
Des expos bien accrochées
La retraite anticipée de Bob Wilson.
Et celle de Christine Angot, mais nul besoin de le préciser.

Très belle année 2009 !

angot

2009, l’heure de la quille ?