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Ellen et les garçons ou Juno, le Feel-Good-Movie du... Oui, je sais, j'ai 1 an, 3 mois et 12 jours de retard sur cette review mais bon, premièrement, il faut savoir se faire désirer et secondement, que celui qui n'a jamais été en retard me jette la première...

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Ta mère est tellement grosse que dès qu’elle met une robe jaune…

Posted on : 25-06-2008 | By : JN | In : Pause Lindt

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A New York les gens crient "Hep! Taxi!"

Un peu d’humour dans ce monde de brutes…

Certes un humour peu fin qui va sans aucun doute m’être reproché par ma consoeur : "Et pourquoi les blagues sur TON PERE n’existent pas? Encore un coup des méchants misogynes qui peuplent ce monde sexiste…blablablabla…sale humour de mec…blablablablabla…humour genré…" (et encore, je vous la fait courte) mais qui introduit une grande et belle action de la sécurité routière !

En image, ça donne ceci…
(merci le parisien pour l’image)

Perso, j’adore le ton sobre et décalé ainsi que le côté pince sans-rire de Karl !

Et le pire, c’est qu’il est presque crédible sauf, si vous faites partie de la poignée d’élus sachant que Monsieur Karl n’a pas de permis !

Bon esprit, dirons nous… Merci à l’agence Lowe Strateus pour cette "idée à haute valeur ajoutée" (leur slogan en langue shakespearienne…)

SFX or not (De la schizophrénie ambiante dans le cinéma hollywodien contemporain)

Posted on : 19-06-2008 | By : David | In : Art qui bouge (ciné)

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Dans une récente interview liée à la sortie imminente de The Dark Knight, le nouvel épisode des aventures de Batman, Christopher Nolan tenait les propos suivants : "Les blockbusters ressemblent de plus en plus à des films d’animation ou à des jeux vidéo. C’est parfois très peu cinématographique, il faut se poser la question du recours à la conception graphique par ordinateur." Propos repris par un Steven Spielberg, faisant son mea-culpa (justifié) quant à l’utilisation abusive des effets numériques dans le dernier Indiana Jones. Situation ironique, quand on repense que c’est le même homme qui 15 ans plus tôt, rejetait certains animatronics du récemment décédé Stan Winston, au profit de dinosaures numériques pour Jurassic Park. A Hollywood, nous voilà donc au point de départ d’une nouvelle querelle entre anciens et modernes.

 

Et cette fois encore, nous douterons de l’intérêt d’une telle querelle, même si elle soulève un problème certain. Car, si les récents Transformers ou Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (quel titre imbuvable aussi) ont déçu, ce n’est pas tant à cause des effets spéciaux, mais surtout à cause de scripts nullissimes. Heureusement, la récente actualité cinématographique nous rassure quant à l’état de santé du cinéma hollywoodien, grâce à des mavericks aussi radicaux qu’aux ambitions diamètralement opposées.

 

Tout d’abord, parlons du dernier film de M. Night Shyamalan, succédant au cuisant échec au box-office de La Jeune Fille de l’Eau, projet il est vrai un tantinet audacieux, hors-normes et tout de même un brin mégalomaniaque. Rappelons que dans ce dernier, le réalisateur s’était donné le rôle d’un auteur dont le livre devait changer la face du monde tandis que l’un des rares personnages négatifs du film était un critique de films misanthrope, incapable de décrypter les signes proposés par Paul Giamatti, expiant son incompétence crasse par la mort. Je ne soulignerai donc pas plus la subtilité du propos…

 

Revenons en à The Happening (votre serviteur étant allergique au banal titre français de Phénomènes). Afin de tenter de renouer avec le box-office, notre wonder-boy cinéaste renoue avec un sujet fantastique modeste et un cinéma très classique dans la forme. Pour cette histoire de suicides collectifs provoqués par la nature, Shyamalan met en place une mise en scène minimaliste et efficace. Les images des suicides, froides, simples, méthodiques, contribuent à la création d’un climat apocalyptique particulièrement crédible. Par la suite, le moindre brin d’herbe devient suspect et une simple plante verte dans un appartement vous fera sursauter sur votre siège. Il est rassurant de voir Shyamalan, comme le dernier grand cinéaste classique, démiurge héritier de Kubrick et Hitchcock, capable de combiner mise en scène rigoureuse et succès auprès du public. Dommage que le propos du film soit encore une fois alourdi par une fin moralisante et maladroite.

 

A l’opposé de cet objet rigoureux, nous retiendrons une démarche totalement opposée, mais tout aussi louable. avec Speed Racer. Avec leur adaptation d’un dessin animé japonais des années 60 au graphisme bariolé et au scénario stéréotypé, les frères Wachowski viennent de subir un cuisant échec au box-office américain, qui fait le bonheur de tous ceux qui détestent le cinéma des deux frangins depuis Matrix Reloaded. Soit une bonne majorité de la critique et du public. Et pourtant, comme il est dommage de bouder son plaisir devant le spectacle qui nous est offert deux heures durant.

Un festival de couleurs et d’idées visuelles comme rarement vu depuis une paire d’années; des idées de montage et de mise en scène audacieuses (l’utilisation d’aplats en 2D, d’arrières-plans en mouvement illustrant les souvenirs évoqués par Emile Hirsch, les visages des protagonistes utilisés comme des volets pour passer d’un décor à un autre); et, malgrè un scénario convenu et enfantin, des personnages attachants incarnés par des comédiens de talent (juste un regret concernant une Christina Ricci injustement sous-exploitée).

Tourné intégralement sur fond vert, Speed Racer tombe à pic pour faire mentir Christopher Nolan. Car, au final, ce qui compte n’est pas l’omniprésence ou non des effets spéciaux, mais la qualité du scénario et la capacité à faire exister des personnages : c’est à dire là où échoue totalement le dernier Indiana Jones et réussit magistralement Speed Racer. De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace.

Les maçons italiens infectés par le virus de BILLUND ou “Il ne vaut rien de mieux, que le meilleur “

Posted on : 18-06-2008 | By : JN | In : Pause Lindt

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Ouvrons la journée par cette mystèrieuse maladie évoquée dans le titre, qui fort heureusement ne toucheraient qu’uniquement les travailleurs italiens !
Et je ne veux pas entendre que fort heureusement (bis) ils ne sont pas si nombreux que ça 

Avant d’en dire plus, accueillons David, qui oeuvrera pas mal dans le monde du cinéma; milieu dans lequel il excelle ! Ce dernier, dans les prochains posts, se dévoilera un peu plus…

Welcome dans le monde des critiqueurs, David !!

 Reprenons le fil de notre post et de notre virus, qui prendra plus de sens grâce à ces photos

Merci à janvorman.com (le site des artistes)

 Venti Eventi - Bocchignano/Rom 2007

Cette oeuvre a donc été mise en place à Bocchignano, en Italie, un village proche de Rome. Le groupe d’artistes a développé un projet identique pour 4 autres villages de la région.

Ce qui nous améne à nous poser LA question : POURQUOI?
Pourquoi et encore des LEGO? Quelle est cette fascination pour la mystèrieuse petite brique inventée par un charpentier?
Ma consoeur parlerait des "ravages du désoeuvrement" et nous étayerons ses propos dans le futur (teasing, teasing, teasing…Y a pas à dire, j’adore…)

En tout cas, je reste perplexe devant l’oeuvre mais j’aime assez !

Ornithologie et cinéma

Posted on : 11-06-2008 | By : David | In : Art qui bouge (ciné)

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A Hong-Kong, les pickpockets sont surnommés des moineaux. "Sparrow" dans la langue de Shakespeare. C’est aussi le titre du nouvel opus filmique de Johnnie To, qui suit un groupe de quatre pickpockets, qu’une mystérieuse jeune femme va arnaquer avant de demander leur aide afin de se libérer du joug d’un mystérieux caïd.

 

 

Le titre du film est évidemment à sens multiple et l’on cherchera qui est donc ce "moineau". Kei, l’élégant pickpocket interprété par l’acteur fétiche de To, l’excellent Simon Yam, capable d’organiser une opération massive et de coordonner quatre vols simultanèment, au cours d’une séquence magistralement découpée où les victimes et les pickpockets se croisent et se succèdent, les voleurs semblant suspendre le temps pour s’occuper de leurs victimes. A moins qu’il s’agisse de Chun Lei, la femme fatale qui séduit et arnaque chacun des membres du gang de Kei, les prenant chacun à leur propre piège.

 

Non, le moineau, ici, est bien évidemment le réalisateur Johnnie To. Tout comme dans la séquence d’ouverture où un moineau s’obstine à rentrer dans l’appartement de Kei, comme attiré par le projecteur sur lequel il va se poser, Johnnie To est inlassablement fasciné par les néons de Hong-Kong, ville qu’il ausculte un peu plus à chacun de ses films. En la dessinant et en maîtrisant sa géographie, le réalisateur s’affaire à conserver une trace de cette ville qu’il aime et dont il appréhende le futur, à cause de la menace de la retrocession totale à la Chine en 2046. A chaque film, il aborde différemment son terrain de jeu et, avec Sparrow, c’est sous l’angle du polar et de la comédie musicale. Bien qu’il n’y ait aucun passage musical proprement dit, le film au scénario mince comme une feuille de cigarette séduit grâce à sa bande originale omniprésente et aux chorégraphies des actions des pickpockets. Pour culminer dans une séquence anthologique où au ralenti, deux gangs de pickpockets couverts de parapluies, se défient et exécutent diverses manoeuvres pour se disputer le passeport de Chun Lei. Johnnie To invoque ici à la fois Sergio Leone et Jacques Demy, Pour une Poignée de Dollars et Les Parapluies de Cherbourg pour livrer au final un film jazz, aussi bien par sa légèreté que par la rigueur et la perfection de son découpage.

Les pubs pour l’IDTGV, ou : le trou noir du benchmark

Posted on : 08-06-2008 | By : Aurelie | In : Art commercial (pub), Temps Perdu

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Petit cours de langage marketing à l’intention de ceux qui négligent la lecture de « Stratégies Magazine » (vous avez tort) : le benchmark désigne la segmentation du public-cible en sous-publics auprès de qui il s’agit de mener une communication adaptée.

Évidemment, la segmentation du public-cible permet, lorsque l’on s’adresse au public des jeunes-branchés-qui-ont-une-approche-trop-métadiscursive-et-complètement-wizz-du-discours-publicitaire (en gros, le public du réseau Cartapub), un peu plus d’audace créative échevelée.
Le saut, l’inconnu, l’inouï, le grand frisson.
Ainsi, le visuel de l’IDTGV à destination du réseau Cartapub est-il particulièrement échevelé.
Mais là, pour le coup, et en hommage à l’anniversaire avec lequel les vieux nous ont cassé les pieds le mois dernier, la longueur des cheveux est proportionnelle à la courtesse des idées.

Voyons l’abyssalement calamiteuse campagne.
Donc, le visuel n°1 :

 

 

Avec le commentaire au dos  :

 

 

 

Et le visuel n°2 :

 

 

 

 

Effet de recul annihilé par l’emploi de grossièretés,
obsession sexuelle inappropriée pour communiquer sur un moyen de transport (épargnons-nous le rappel culturel de la « métaphore du train qui rentre dans le tunnel »).
Références obscures (quid de la balle de ping pong ?), et inintéressantes, il faut l’avouer.
C’est consternant.

Et d’autant plus raté que les Cartapub ne sont pas distribuées que dans les bars et les discothèques.
On en trouve aussi dans les restaurants branchés et arty-chic.
Et notamment les restaurants branchés des musées.
Donc notamment fréquenté par un public CSP+ d’un âge respectable qui ne peut apprécier que très modérément de voir un gros Tic Tac violet lui faire des blagues de dégénéré prépubère.

C’est une forme nouvelle de désespoir face au ratage marketing.
Avant on avait l’impression d’être pris pour des cons, maintenant, on a l’impression d’évoluer dans un monde de cons.

Communiquer sur le train ça n’inspire pas grand-monde, manifestement, ces jours derniers.
Parce que la pub de la SNCF sur la carte senior laisse également perplexe avec la nana pas si vieille qui court sur un tapis roulant en téléphonant, sculptant, peignant…
Quel problème psychologique profond peut bien cacher cette hyperactivité ?
La peur d’être face à soi-même ?
La haine des autres ?
La difficulté de meubler sa vie en-dehors du boulot ?
La jouissance de la consommation poussée à son comble ?

Pas un modèle enviable, en tout cas.